mardi 28 juillet 2015

L'adoption de Sumo : tout est bien qui finit bien !

Si vous suivez les actualités de Dali sur son facebook, vous avez pu voir que nous avons adopté un nouveau compagnon.
Un bouledogue français, fauve à cravate blanche, agé de 5 ans que l'on a rebaptisé Sumo.
Dans cet article je vais vous parler de notre expérience d'adoption qui malheureusement pour nous c'est soldé par un échec. 




Bien souvent les chiens qui se trouvent à la SPA, sont des chiens marqués par la vie dans leurs peaux et dans leurs âmes.
C'était le cas de notre Sumo.
Nous ne savons presque rien de son passé, à part qu'il vivait avec 9 autres petites chiennes, et un chien mâle de gros gabarit et catégorisé, qui vivait à l'extérieur car très agressif avec ses congénères.
Sumo en porte encore les cicatrices.

La première rencontre.

Notre première rencontre avec Sumo s'est déroulé à la SPA le 13 juin de cette année, nous avions rendez-vous vers 14H30 et nous devions nous présenter avec nos deux chiens : Dali et Iona. Une fois arrivé à la SPA, nous nous sommes présentés avec Dali et Iona.

Le responsable de la SPA a sorti Sumo de son box et nous l'a présenté. Premier reniflage et premier grognement, Sumo semble être incommodé de la présence de Dali, un autre mâle.

Nous avons l'autorisation de les promener tous les trois pour voir leurs réactions, tout se passe bien pendant la promenade. Nous décidons donc d'adopter Sumo ! En voiture tout le monde, on rentre à la maison. 

Les premiers jours à la maison.

Dès l'arrivé de Sumo, Iona a montré sa dominance en mimant l'acte sexuel sur Sumo. Pas de rébellion de la part de monsieur qui accepte de se soumettre. Les premiers repas se passent bien, tout le monde mangent dans la même pièce et se tolèrent, les premières ballades se passent bien aussi. Mais les premiers jeux sont plutôt violents, beaucoup de grognements, Sumo ne supporte pas que Dali est un jouet rien que pour lui et lui prend tout ses jouets sans exception.

On commence à se poser des questions sur le comportement de Sumo vis-à-vis de Dali, jalousie ou dominance ? Dali et Sumo n'arrivaient pas à trouver leur place dans la hiérarchie. C'est là que les problèmes ont commencés.

Le règne du chaos.

Le comportement agressif de Sumo envers Dali s'intensifiait de jour en jour, nous étions prudent lorsqu'ils étaient en contact. Sumo était séparé de Dali et Iona la nuit.

Sumo ne me laissait pas approcher Dali sans lui sauter à la gorge. Une simple caresse à Dali et cela dégénéré en bagarre. De plus avec trois cela devient vite le chaos et un cercle vicieux : Sumo attaquait Dali qui ne se défendait pas car il était défendu par Iona, elle considère Dali comme son fils, c'est donc son instinct maternel qui prenait le dessus. Les bagarres étaient de plus en plus fréquentes. Je vivais avec l'angoisse d'une bagarre à chaque fois qu'ils étaient les trois dans la même pièce. 

Jusqu'au jour où il y a une bagarre très violente, c'était celle de trop. Sumo s'est jeté sur Dali, Iona a de suite pris sa défense en attaquant Sumo au cou et à la tête, mais elle ne voulait pas lâcher sa prise. Sumo hurlait de douleur mais Iona ne lâchait pas malgré nos cris et nos coups, elle n'a lâchait prise seulement quand nous l'avons empêcher de respirer. Ce fut une attaque très violente pour eux comme pour nous.

Nous avons décidé de prendre contact avec une comportementaliste afin de régler le problème et de ramener le calme à la maison.

Le jour J.

La comportementaliste que nous avions contacté était enfin là, en attendant nous avions séparé Sumo de Dali et Iona.  Elle a rencontré Sumo en premier, a examiné ses anciennes blessures et analyser son comportement.

Ensuite au tour de Dali et Iona, elle a de suite remarquée qu'ils étaient très proches. On ne peut pas les séparer sans entendre des pleurs de Dali, lui c'est "jamais sans ma Iona" !

Elle nous a ensuite fait mettre les chiens en contact mais tenu en laisse pour éviter les blessures. Là cela ne s'est pas très bien passé. Aboiement, grognement et on montre les dents. Il en est ressorti que : Dali jouait la provoque parce qu'il savait que Iona allait le défendre, Sumo ne faisait que répondre à ses provocations. Mais avec son passé pour lui c'était "j'attaque avant de me faire attaquer car j'ai déjà été blessé plusieurs fois". 

Elle nous a donné une liste de matériel à acheter : collier étrangleur, laisse de 1,20m et muselière, et des exercices à faire. Nous nous sommes donc procurer facilement les colliers étrangleurs, mais les muselières ce fut une autre chose. Dans les boutiques spécialisés du coin pas de muselières pour faces plates et surtout j’avais le droit à un interrogatoire systématique sur l’usage que j'allais en faire, et forcément les personnes ne pouvaient pas s'empêcher de me juger ou de me donner des conseils inutiles, ce n'est pas eux qui vivaient cette situation et surtout je pense avoir fait le bon choix en me dirigeant vers quelqu'un de qualifié pour gérer cette situation.

Une vrai prison.

La commande des muselières pour Dali et Sumo a été très longue, nous avons perdu une semaine pour une commande annulée et presque autant de temps pour passer une deuxième commande et que celle-ci soit validée et expédiée. 

Pendant ce temps, Sumo passait son temps séparé de Dali et Iona pour leur sécurité à tout les trois. le temps était long, il fallait être prudent à chaque passage de portes et surtout veiller à ce que les deux portes qui les séparaient soit toujours bien fermées. Les sorties, les câlins, les soins se faisaient à tour de rôle. Je culpabilisait vraiment de garder Sumo enfermé ( il avait quand même 15 m 2  pour lui tout seul ), et d'avoir gâcher la belle relation que Dali et Iona avait en leur imposant un nouveau compagnon.

Les instruments de torture. 

Vous avez déjà essayé de mettre une muselière à un chien ?

En général, ils ne sont pas contents et nous encore moins. Mais dites vous bien que pour eux ce n'est qu'un accessoire et ils s'habituent comme avec un collier. J'avais pris un Roller Pop de chez Trixie gout saumon, dès que les muselières étaient en place, hop une petite léchouille sur le roller pop, comme ça ils assimilaient muselières = récompenses.

Une fois tout le monde équipé : muselière, collier étrangleur et laisse, nous pouvions commencer les exercices. Cela consistait à mettre en contact les trois chiens, et dès que l'un d'entre eux montrait des signes d'agressivité envers les autres on le sanctionnait : coup sec sur la laisse et au panier ( les colliers étrangleurs n'étaient pas mis en mode étrangleur mais en collier simple, le métal a plus d'impact sur le cou que les colliers en cuirs, et ne pas oublier que tout les messages chez le chien passe par le cou quand ils attaquent).

Malheureusement pour nous cela ne s'est pas passé comme on le souhaitait. Le fait d'avoir gardé Sumo aurait du apaiser les tentions, mais ce n'était pas le cas. Même avec les muselières, les attaques étaient très nombreuses : trois à quatre en une demi-heure de contact. Cela était dur à gérer pour nous et pour eux, il ne faut pas oublier que Dali a un souffle au cœur ce qui compliquait d'autant plus la tache.

Une lourde décision.

Il fallait que l'on se rende à l'évidence, la cohabitation de Sumo et Dali n'était pas possible et cela malgré tout nos efforts. La décision a été très dur à prendre mais nous devions nous séparer de Sumo pour la sécurité de tout le monde. 

J'ai donc recontacté la SPA afin de leur exposer la situation. Le responsable a été très compréhensif avec nous, il ne pouvait malheureusement pas le reprendre de suite car avec la saison d'été qui commençait, et donc les abandons, ils étaient surchargés. J'ai donc eu l'autorisation de publier une annonce sur les réseaux sociaux afin de trouver une nouvelle famille à Sumo. 

L'annonce a été partagé plus d'une centaine de fois (merci à tous !!!) et une personne a pris contact avec la SPA pour rencontrer Sumo. Malheureusement le rencontre n'a pas eu lieu, un imprévu de dernière minute, Sumo était toujours sans famille. J'étais contente car il était toujours avec nous mais en même temps triste pour lui car ce n'était pas une vie rêvée pour un chien si gentil.

Tout est bien qui finit bien.

Une visite imprévue un vendredi après-midi va tout changer. Laquelle ?

Celle de ma maman , la mamie de Dali et de Iona. Elle me demande si Sumo est déjà à la SPA, une chance qu'ils aient été surchargé.

 Elle me dit : 

- Appel la SPA je lui ai trouvé une famille ! 

    - Des amis à toi ? De la famille ?

- Non, c'est moi. Je le prends, je ne veux pas qu'il retourne à la SPA et je veux qu'il reste dans la famille. 

    - Merci maman !!! 

J'ai donc appelé la SPA qui m'a dit que ce n'était pas un problème que l'on avait juste transférer le dossier le plus simplement du monde. 

  Le grand départ.

Voilà on est dimanche et sumo doit rejoindre son nouveau chez lui. Une journée lui est entièrement consacré. Je vous raconte tout cela en photos.



Pour conclure je dirais : que ce n'est pas un adieu mais un au revoir ! Que l'on reverras Sumo pendant les vacances, aux fêtes et que l'on auras toujours de ses nouvelles.


 


1 commentaire:

  1. Je suis ravie par la fin de cette histoire ! Vous avez fait du mieux que vous avez pu, et finalement Sumo a trouvé un foyer.

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